Déconnexion des cadres : le chiffre qui devrait alerter tous les employeurs.
Actualité · APEC, juillet 2026 Thème : droit à la déconnexion / forfait jours / management
Emilie ADAM
7/24/20261 min read


56 % des cadres ne savent pas décrocher le soir. 43 % lisent leurs mails pendant leurs vacances. Et seule une entreprise sur deux a mis en place des règles sur le droit à la déconnexion.
Ce sont les chiffres de l'APEC, publiés en juillet 2026 après deux études menées auprès de 2 000 cadres. Derrière les chiffres, il y a un paradoxe que beaucoup d'employeurs ignorent.
📋 Ce que l'étude révèle :
🔹 71 % des cadres disent que leur travail les épanouit. L'implication n'est pas le problème.
🔹 64 % travaillent au moins occasionnellement en dehors de leurs horaires habituels.
🔹 45 % estiment que cette hyperconnexion nuit à leur santé mentale. Ce chiffre monte à 61 % chez les moins de 35 ans.
🔹 Parmi les raisons citées pour consulter ses mails en vacances : respecter les délais, ne pas perdre le fil, et... ne pas laisser tomber les collègues.
⚖️ Ce que dit le droit :
Le droit à la déconnexion est une obligation légale inscrite dans le Code du travail depuis 2017. Il doit faire l'objet de négociations dans la NAO pour les entreprises de 50 salariés et plus (Art. L.2242-17 du Code du travail).
Dans les TPE et PME, cette obligation est moins formalisée... mais le risque, lui, est bien réel. Un salarié cadre sur forfait jours qui ne déconnecte jamais peut invoquer une atteinte à sa santé, engager la responsabilité de l'employeur, voire contester la validité de son forfait.
💡 Le bon réflexe avant les vacances :
Fixez des règles claires avec vos équipes : qui peut être joint ? Pour quoi ? Comment ? Une charte de déconnexion simple vaut mieux qu'un vide total. Elle protège à la fois le salarié et l'employeur.
